La Guinée possède un potentiel touristique varié. La nature y a été d’une extraordinaire sagesse, répartissant de façon assez équitable des paysages divers et inattendus.

Sa diversité biologique est importante et elle recèle des valeurs esthétiques appréciables, des beautés naturelles diverses et variées constituées de parcs naturels, d’aquariums naturels et de sources thermales, d’espèces animales spécifiques et des massifs montagneux aux nombreux cours d’eau avec des cascades.

On y observe de larges plages au littoral, une forêt dense, en passant par les contreforts du Fouta Djallon et les vastes plaines drainées par les différents fleuves dont le Niger et ses affluents.

Par ailleurs, la Guinée est reconnue par sa forte tradition d’hospitalité.

La Guinée disposant d’une façade maritime de 300 km , a un plateau continental de 56 000 km2 parmi les plus vastes de l’Afrique de l’Ouest s’étendant jusqu’à 80 milles marins des côtes.

Conakry, la capitale, est une ville côtière de la Basse-Guinée. Son centre historique se situe sur l’île de Tombo relié au continent par une digue. Elle   compte 2,5 millions d’habitants sur près de 13,4 millions recensés en 2016.

Le littoral guinéen jouit d’une grande diversité de paysages. Au large de Conakry, les îles de Loos présentent des plages de sable blanc et fin. Dans la préfecture de Boffa, à 225 km de Conakry, la plage de Bel Air est sans doute l’une des plus belles de la côte ouest africaine avec ses sept kilomètres de sable fin, blanc argenté, bordés de cocotiers. 
Entre Conakry et Boffa, la Baie de Sangareyah, est caractérisée par sa forêt de mangrove traversée de bras de mer navigable et arrosée par une série de cours d’eau.

 C’est sur le littoral que l’on trouve également de nombreux sites négriers, vestiges de la traite des esclaves. Parmi lesquels : le pénitencier de Fotoba (à Conakry), Dominya et Farinyah dans Boffa et Fortin de Boké, un grand entrepôt d’esclaves de l’Afrique de l’Ouest.

La diversité, la topographie, le climat et la culture font de la Guinée « un paradis touristique » aux potentialités variées.

La Guinée possède aussi un paysage magnifique et varié : plages, lacs, pics, falaises, chutes, forêts, montagnes, plaines et savanes boisées.

On peut également noter que la Guinée regorge de différents sites touristiques :

  • Le tourisme de découverte : les cascades de la Soumba, le voile de la mariée/ les eaux de Kilissi, les gorges et les chutes de Kinkon et de Kambadaga, les chutes de la Saala, la « Dame » de Mali, les chutes de Kamarato.
  • Le tourisme de santé : lastation de Dalaba, les sources thermales à Foulamory.
  • Le tourisme de randonnées – raids – aventure – trekking

Trekking :il se développe surtout au Foutah en Moyenne Guinée, la Région montagneuse (Mamou, Dalaba, Pita, labé, Mali, Koundara, Tougué, Koubiya , Lélouma).

Les tour-opérateurs tels que Kalya, Zig – zag et Balaguères travaillent avec l’Association Foutah Treckking.

Labaie de Sangaréah (en Guinée maritime), 30.000 ha constituée de vasières littorales, d’avifaunes, d’îles verdoyantes et d’habitat des crocodiles.

Le mont Nimba et ses environs : point culminant de l’Afrique de l’ouest (1752m).

La forêt de Ziama, est l’une des plus belles forêts de l’Afrique de l’Ouest avec ses réserves naturelles et ses troupeaux d’éléphants à Macenta.

  • Le tourisme de parcs et de montagnes :

Le parc de Badiar au Foutah Djallon : 38.200 ha avec la colline de Sow, le mont Badiar et divers gibiers.

Le parc du Haut Niger : 1 860 Km2, traversé par le fleuve Niger, riche en gibiers (phacochères, coq de fassa,…) et d’une flore luxuriante

  • Tourisme balnéaire :Îles verdoyantes avec de splendides plages : Sorro et Room au large de Conakry, Sobanè, Bel Air, Kitikata et Marara à Boffa, Mèyèngbé à Dubréka et Salatougouj à Forécariah.
  • Pêche sportive aux îles de Loos :les espèces les plus pêchées sont les Tarpons et les barracudas.
  • Tourisme de chasse :des petits gibiers à plumes et à poils et des gros gibiers (phacochères, rhinocéros, antilope, etc).
  • On note aussi :
  1. Des sites du moyen âge africain : Niani (capitale de l’empire Mali), Niagassola (SossoBala : le balafon du Sosso)
  2. Des sites Négriers de renom et de triste mémoire : Dominyah, Farinyah, etc.
  3. Des vestiges de la résistance à la pénétration coloniale : Bissandougou, Timbo, Niagassola (Fort Gallieni), etc.

La Guinée se prête à l’exploration d’un tourisme très varié insuffisamment connu, qui a conservé son patrimoine et protégé l’environnement, gage d’un tourisme authentique

Avantages concurrentiels

Il est communément admis que la Guinée offre des conditions particulièrement intéressantes de développement pour la plupart des types de tourisme. Elle tire cet avantage de la diversité et de la variété de ses paysages, de ses microclimats, de sa faune et de sa flore, de son artisanat, de ses traditions hospitalières et aussi de son histoire, le tout représentant un capital de civilisation riche et dynamique.
La Guinée apparaît comme une synthèse de l’Afrique de l’Ouest avec ses 4 régions naturelles bien distinctes auxquelles correspondent des types de reliefs, de climat, de faune et de flore bien distincts.

Les danses, les traditions, le patrimoine artisanal et l’accueil chaleureux des populations font du pays une destination agréable.
Dans ces dernières années, la capacité hôtelière a fortement augmenté par la construction de nouveaux établissements de standing international, suivie d’une croissance exponentielle des sociétés de location de véhicules (Avis…) fiables et répondant aux normes internationales. Les agences de voyage ont également connu une émergence notoire…
Les avantages certains que recèle son tourisme sous-tendent la volonté et l’ambition de la Guinée à développer une gamme variée de produits touristiques dont notamment : le balnéaire, l’écotourisme, le tourisme culturel, de congrès, de découverte, les randonnées, la chasse…

Les Opportunités en bref

En dépit de ses immenses atouts naturels et fascinants, le tourisme guinéen connaît encore une éclipse : Le potentiel touristique du pays est quasiment inexploité.
Disposant de nombreux sites naturels attrayants, la Guinée tire malheureusement très peu de revenus de l’exploitation touristique de ces parcs.
De nombreuses opportunités d’investissement sont ainsi disponibles dans le cadre du Partenariat Public-Privé, de l’Investissement Privé et de possibilités  d’affaires dans le secteur du tourisme.

Arts et culture

Les traditions artistiques guinéennes sont différentes suivant les régions. Dans le Fouta-Djalon, les Peuls, population islamisée et alphabétisée de longue date, ont tendance à mépriser l’image sculpturale, mais sont connus pour leurs dons architecturaux et musicaux (prêtez l’oreille à la mélodieuse flûte traditionnelle Peul, Tamtam, violon pastoral, vassacoumbas…. ,  ainsi que dans les arts corporels. Leurs constructions faites de gigantesques dômes de fibres végétales, qui servaient de mosquées et de résidences royales, et la coiffure à armatures en crête de leurs femmes les ont rendus célèbres.

Les Malinkés ont un style musical traditionnel caractérisé par le son de la kora, du balafon, du djembé (tam-tam), du doundoun et par la voix aiguë du griot.

Quant aux peuples de la forêt, ils sont connus pour leurs organisations secrètes. En début d’année, les forêts sacrées ” libèrent ” les femmes et les hommes qui se lancent dans des danses traditionnelles accompagnées par des krin (percussions en bois).

L’art et le rituel formaient, avant la colonisation, la base du contrôle social. Destinés à rythmer les différents âges de la vie de l’individu, ils visaient à l’épanouissement de l’homme et à son intégration dans la communauté.

 Les divers styles artistiques relèvent principalement d’un artiste habile et de son école, avant de s’étendre à une ethnie toute entière.

La colonisation française a engendré une exportation massive d’objets d’art vers la France,ce qui a concouru à leur raréfaction sur place.

 Tissage et teinture : Autrefois, le tissage était surtout une profession masculine, qui se transmettait de père en fils. Dans certaines régions, c’est un métier de caste. Chaque tisserand est propriétaire de son métier à tisser. Il existe plusieurs sortes de métiers à tisser. Les métiers horizontaux, à pédales et amovibles, étaient faits pour le travail des hommes. Le tissu réalisé, long et étroit, était cousu en bandes et destiné à la vente. On peut voir de tels métiers à Pita, à Labé et à Mali. Les métiers verticaux, fixes et sans pédales, étaient destinés à l’usage des femmes. Le tissu obtenu n’était ni taillable, ni cousu et se portait directement en pagne. De tels métiers sont encore utilisés  encore à Macenta.

En Guinée, on trouve deux méthodes de teinture originales : les indigos du Fouta et les teintures à la noix de kola de N’Zérékoré. L’indigo est une liane, de la famille des papilionacées, dont les femmes récoltent les feuilles qu’elles pilent dans un mortier, roulent en boules puis laissent sécher au soleil pendant deux jours. Lorsque la teinturière désire utiliser ces boules, elle les réhydrate et les mélange à des racines fixatrices, qu’elle laisse macérer pendant dix jours. Puis, elle trempe son tissu dans cette mixture, après l’avoir cousu par endroits pour former divers motifs ; c’est la technique des dessins réservés, à ligatures et coutures.

Les fils sont enlevés après la teinture, présentant ainsi des motifs géométriques variés. A Kindia, les femmes utilisent la technique des dessins réservés, par impression de tampons ou de pochoirs à la cire.

Pour les teintures, les tissus sont plongés pendant des heures, dans des bains bouillants d’un mélange de trois plantes et de noix de kola. On obtient ainsi des couleurs allant de l’orange au marron foncé. Puis, avant que la teinture ne sèche, de la boue est appliquée avec des pochoirs. Les motifs obtenus vont du brun foncé au noir, aux formes en général abstraites. Cependant, les pagnes ainsi teintés déteignent souvent au premier lavage ; il est donc préférable de les laver à la main, dans l’eau froide et du sel ou du vinaigre blanc pour fixer la couleur .

 Travail du cuir : est réalisé principalement par les Peuls, leur fief étant Dalaba. On y trouve les meilleures sandales, plateaux, objets recouverts, sacs, fourreaux d’épée. Maintenant, cet art s’est exporté dans la plupart des grandes villes de Guinée (Conakry, Mamou, Kankan, etc).

 Danses : de nombreux ballets traditionnels, publics ou privés, et cirques existent dans la capitale et se produisent lors de festivals, carnavals, défilés de rue ou spectacles.  L’Alliance guinéenne de danse et de percussions doundoun réunit de nombreuses troupes de renom : Gbassikolo, Sourakhata, Merveilles de Guinée, Foniké, Wassasso, Ballet de Matam, les ballets DJOLIBA et les ballets africains de Guinée font des prestations artistiques bien appréciées à travers le monde.